Impossible n’est pas lasallien ! Rallier les 4 campus d’UniLaSalle à vélo et en 4 jours, c’est le défi un peu fou que se sont fixé Pierre Biscaras et Robin Guichard, tous deux étudiants de 4e année d’Ingénieur en Énergétique et Systèmes numériques (qu’ils suivent par la voie de l’apprentissage). Une initiative qui tombe à pic pour l’opération « Mai à vélo ».
500km, 4 jours de vélo, un peu de pluie et pas mal d’acide lactique dans les jambes. Voilà pour un rapide bilan de cet « UniBikeTour – 1re édition ».
Derrière cette initiative sportive, deux étudiants amiénois en quête d’aventure.
« A l’origine, on avait pour ambition de réaliser notre mission internationale* sous forme d’un tour d’Europe à vélo. Cela n’a pas pu se faire, mais nous avions toujours en tête de faire un road trip à vélo, alors on s’est dit : « Pourquoi ne pas faire le tour des campus d’UniLaSalle ? »
Nous en avons parlé à Sonia Wanner, la directrice de notre campus, qui a tout-de-suite été séduite par notre projet. »
* projet réalisé à l’international ou en lien avec l’international via l’entreprise d’accueil dans le cadre des formations par apprentissage d’UniLaSalle.
Un moment de partage inter-campus
Au-delà de la performance sportive et du plaisir de circuler à vélo, les deux étudiants ont profité de cette aventure pour nouer des liens avec les 3 autres campus d’UniLaSalle.
« On s’est rendu compte qu’on ne connaissait pas trop les autres campus » admet Robin. Alors, Pierre et Robin ont contacté les Bureaux des étudiants des sites de Beauvais, Rouen et Rennes par l’intermédiaire de la DMVE (direction de la Mission éducative et de la vie étudiante). Chaque étape du périple a été l’occasion pour les deux jeunes hommes de rencontrer des étudiants et associations impliquées dans la vie de leur campus, mais aussi de visiter les lieux et de découvrir les différentes filières et formations proposées à Beauvais, Rouen et Rennes.
« Nous ne sommes pas restés assez longtemps pour ressentir l’essence même de chaque campus, et c’est sûrement un point à revoir pour les prochaines éditions de l’UniBike Tour » reconnaît Pierre à l’arrivée. Toutefois, une chose est sûre : « nous avons retrouvé cet esprit lasallien chez tous les étudiants avec qui nous avons échangé : cette envie d’être acteurs de leur formation afin de contribuer au monde de demain. »
« Un vrai kif d’être sur le vélo ! »
Pierre, le cycliste aguerri, et Robin, l’amateur de virées au long cours, se sont donc élancés lundi 4 mai à 11h du parvis d’UniLaSalle Amiens avec pour objectif de rallier le campus de Rennes le jeudi 7 mai. Malgré le relief, les étapes Amiens – Beauvais et Beauvais – Rouen ont été avalées en quelques heures seulement.
La dernière étape, Rouen – Rennes, s’est déroulée sur 2 jours. « En fait, nous avons choisi d’effectuer une petite section en train entre Rouen et Caen pour raccourcir un peu le trajet à vélo » expliquent les deux étudiants.
Pourquoi le choix du vélo ? Pour des raisons écologiques, mais aussi de bien-être.
Pour Pierre, « le vélo c'est un moyen de découvrir un peu le monde d'une certaine façon, en prenant le temps de découvrir les paysages. En voiture, on passe trop vite, on n'a pas le temps de voir les villages, les points d’intérêt. Aujourd'hui, je pense qu'on a vu de beaux petits monuments, des beaux paysages. Pour moi, le vélo, ça signifie ça aussi : une mobilité douce. »
« C’est vraiment un kif d’être sur le vélo, et de pouvoir parler, réfléchir, parfois même juste se taire, écouter le bruit de la nature, ou alors souffrir en montée par exemple. Ça fait partie du challenge ! On a eu de belles discussions sur ce qu’on pourrait faire dans notre futur métier, et sur plein de sujets variés. »
Notamment sur la suite à donner à cet « UniBikeTour ».
Vers une 2e édition ?
« On aimerait bien que cette initiative soit pérennisée ». Une chose est sûre, les deux étudiants souhaiteraient voir cet événement perdurer. Peut-être sous une autre forme, plus accessible au plus grand nombre. « On peut tout envisager : sous forme de relais, avec des étudiants des différents campus, qui aurait une dimension très symbolique. On promet plus l’aspect découverte et aventure que l’aspect sportif, mais on pourrait aussi organiser quelque chose de plus compétitif. On peut imaginer beaucoup de choses ! »
Avis aux cyclistes amateurs pour prendre la relève en 2027 !
L’anecdote de Pierre
Après avoir terminé notre étape à vélo entre Caen et Saint-Hilaire-du-Harcouët vers 17h, nous sommes arrivés au camping pour installer nos tentes. En voyant un panneau indiquant le Mont-Saint-Michel à 40 km aller donc 80km supplémentaire, je me suis motivé à y aller pour enfin le contempler. J’ai donc retiré mes sacoches de mon vélo pour être plus rapide, en prévoyant environ trois heures aller-retour afin d’être de retour au camping vers 20h pour le repas de réconfort.
Au début, tout se passait bien sur une belle voie verte, mais après une quinzaine de kilomètres, le chemin est devenu très boueux puis rempli de silex… jusqu’à provoquer une crevaison. Le liquide préventif n’a pas réussi à reboucher le trou, j’ai donc dû m’arrêter un peu plus loin pour installer une chambre à air. Heureusement, des coureurs et des cyclistes de passage m’ont encouragé.
Après plusieurs kilomètres, j’ai enfin aperçu le Mont-Saint-Michel.
Plus je me rapprochais, plus j’étais motivé. J’étais presque arrivé, sur le pont qui mène au monument… quand j’ai crevé une deuxième fois, juste devant le Mont-Saint-Michel, à 19h. Je n’ai finalement pu l’admirer que de l’extérieur, avec un magnifique coucher de soleil en arrière-plan. Le retour a été particulièrement difficile : j’étais fatigué, stressé à l’idée de ne plus avoir de quoi réparer une nouvelle crevaison, et je n’avais presque plus d’énergie. J’ai dû terminer uniquement au mental pour rejoindre le camping.
Et l’histoire ne s’est pas arrêtée là : pour être sûr d’avoir une chambre à air prête en cas de nouvelle crevaison le lendemain, je me suis mis à réparer ma chambre à air à… 4h du matin. Apparemment, ma réparation n’était pas très discrète entre les ouvertures de fermeture éclair de la tente et les coups de pompe pour vérifier qu’il n’y avait plus de fuite d’air ! Robin était de mauvaise humeur au réveil...