En pleine semaine du Salon International de l’Agriculture 2026, l’équipe d’UniLaSalle Beauvais participe au TIEA dans un contexte inédit : aucune vache ne se rend au Salon en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire. Une édition particulière, qui donne tout son sens au mot résilience.
Cette année, le Salon International de l’Agriculture 2026 s’ouvre dans un contexte sanitaire exceptionnel. Face à l’épidémie de dermatose nodulaire bovine, aucune vache ne participe à l’événement. Une décision forte, nécessaire, qui bouleverse l’organisation des concours et notamment celle du Trophée International de l’Enseignement Agricole (TIEA).
Pour les étudiants engagés, le défi est totalement repensé. Plus de montée sur le ring avec leur animal, plus de démonstration en direct. La participation se fait via une vidéo tournée à la ferme, projetée et évaluée par le jury pendant le Salon.
Un changement majeur… qui vient résonner avec le thème même de l’édition 2026 : la résilience des systèmes d’élevage bovins.
À UniLaSalle Beauvais, six étudiants relèvent ce défi avec détermination : Clément MILOT, Louis FOURNIER, Erine SIMOENS, Pauline BENARD, et Eloi FEVRE, tous membres de l’association Vach’Expo.
Une édition 2026 marquée par l’adaptation
Depuis plusieurs mois, l’équipe prépare le TIEA avec rigueur. Chaque jeudi après-midi, direction la ferme. Travail avec la vache, apprentissage de la manipulation, répétition de la scénette, réflexion sur le thème imposé.
Puis vient l’annonce : en raison de la dermatose nodulaire, aucun bovin ne sera présent au Salon 2026.
Le format évolue. La scénette doit être filmée en conditions réelles, sans montage, comme si elle était jouée sur le ring. La vidéo est ensuite transmise au jury et projetée pendant le Salon.
L’exigence, elle, ne change pas.
« C’est l’aboutissement de six mois de travail », explique Pauline. « Même si on n’est pas sur le ring avec la vache, tout ce qu’on a appris reste là. »
L’équipe continue donc à s’entraîner, à ajuster, à répéter. Car derrière l’absence physique de l’animal à Paris, il y a toujours le même investissement humain.
Comprendre la résilience… en l’expérimentant
Le thème 2026 porte sur les systèmes d’élevage bovins résilients. Au départ, le mot interroge. Il faut en comprendre la définition, les implications techniques, les enjeux climatiques, économiques et sanitaires.
Mais très vite, les étudiants réalisent qu’ils vivent eux-mêmes cette résilience.
Adapter leur travail au nouveau format. Repenser la prestation. Maintenir la motivation malgré l’incertitude. Continuer à travailler avec la vache, même si elle ne fera pas le déplacement au Salon.

À la ferme, chaque séance devient un laboratoire d’observation et d’adaptation.
« On apprend toujours », confie Clément. « Même mettre un licol d’un jeudi à l’autre, ce n’est jamais exactement la même chose. On doit s’adapter à l’animal. »
Observer les réactions, ajuster son comportement, analyser ses erreurs : le rapport à l’animal devient un exercice de précision et de remise en question permanente.
Un projet global, bien au-delà de l’élevage
Le TIEA, ce n’est pas seulement travailler avec une vache. C’est aussi gérer un projet de A à Z. Chercher des financements, contacter des entreprises, relancer, construire un budget, préparer des supports de communication, organiser un tournage vidéo, répartir les rôles.
Pour beaucoup, c’est une première immersion concrète dans les réalités professionnelles.
« La première fois qu’on prend le téléphone pour chercher des sponsors, on est stressé », raconte Erine. « Mais après, on apprend. Et ça nous servira toute notre vie. »
Les étudiants développent des compétences en gestion du temps, en organisation collective, en communication, en prise de parole. Ils apprennent à honorer des engagements, à travailler en équipe, à représenter leur école avec sérieux.
L’esprit Vach’Expo : transmission et cohésion
Au cœur de cette aventure, il y a aussi l’esprit de l’association Vach’Expo. Les anciens transmettent leur expérience, conseillent, rassurent. Les premières années prennent le relais, s’approprient le projet, construisent leur propre dynamique.
Les entraînements sont exigeants, mais fédérateurs.
« Il n’y a pas un seul jeudi où on ne rigole pas », sourit Louis. « On travaille beaucoup, mais il y a une vraie cohésion. »
En cette semaine du Salon International de l’Agriculture 2026, l’équipe d’UniLaSalle Beauvais vit une édition particulière, sans bovins sur le ring, dans un contexte sanitaire inédit.
Mais l’essentiel est ailleurs : dans la capacité à s’adapter, à maintenir l’engagement, à transformer une contrainte en expérience formatrice.
La résilience n’est plus seulement un thème de concours.
Elle devient une réalité vécue.